Retour sur “Simplicité volontaire et décroissance”

… et invitation à poursuivre ensemble

Une trentaine de participants d’horizons divers et plus d’une heure d’échanges informels dans le cercle que nous avons constitué en toute simplicité, le samedi 24 janvier au soir, après la projection du documentaire de Jean-Claude Decourt “Simplicité volontaire et décroissance” *.
Un documentaire applaudi, riche et complet, qui a généré de nombreuses questions sur le pouvoir des consommateurs, l’idée de nature dans laquelle on vit plus que d’environnement qui nous entoure (sans nous toucher ?), la manière de vivre en ville (cultiver, cuisiner…), notre rapport à la vie, au travail et aux autres, l’éducation et le rôle de l’école, la relocalisation de l’économie et la nature de ce que l’on produit, la question des substances que l’on autorise en les déconseillant…
La question du rôle de nos élus fut, à ce stade, également abordée. Se montrent-ils courageux dans leurs décisions ? Emprunts de démocratie participative dans leurs pratiques ?
D’autres sujets encore furent évoqués : la notion de biens communs et la manière de les soutenir, la façon de mesurer la richesse et la question de la qualité de nos richesses, le désir et la nécessité de faire, de construire ensemble…

L’idée que la simplicité volontaire était un chemin individuel et progressif fut évidente, que ce n’était en aucun cas un dogme fait de recettes à appliquer, ni quelque chose qui existerait du jour au lendemain : on serait totalement décroissant ou bien on ne le serait pas, mais aussi que la dimension collective avait son importance au-delà de la dimension individuelle et avant la dimension politique.

Pas de polémique dans cette rencontre, pas d’opposition entre les uns et les autres, pas de leçon ni de mise en cause, juste une expression personnelle et une écoute mutuelle, et en cela, nous avions déjà fait un pas de côté.
Et une question partagée : comment rendre aux autres ce terme de décroissance plus accessible, plus positif, plus joyeux ? On parla de simplicité volontaire bien sûr, de décroissance joyeuse, mais aussi d’abondance frugale, de croissance humaine…

Une affaire à suivre, avec bientôt au CRIC la projection du second film de Jean-Claude Decourt et, sans doute, la création d’un petit groupe simplicité volontaire pour échanger sur nos manières de concrétiser un rapport plus humain aux autres et à nous-mêmes.

En partage également ce soir-là, une soupe bio-végétarienne de pois cassés, confectionnée l’après-midi même par des adhérents dans la cuisine du CRIC.
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* Production : utopimages.org

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